En 1986, la circulaire DGS/DH/225/2B du 14 mars, complétée par la circulaire DGS/919 du 23 décembre 1987, a créé 30 Centres Régionaux de Référence pour la Mort Subite du Nourrisson (CRMIN) afin d’assurer la prise en charge, en milieu hospitalier adapté, des nourrissons de moins de 2 ans décédés de la mort inattendue du nourrisson (MIN) et de réaliser les examens diagnostiques post-mortem pour tenter d’en déterminer la cause.
En 2025, on comptait 37 CRMIN répartis sur l’ensemble du territoire français (voir carte ci-dessous). Ces CRMIN regroupent un large éventail de compétences médicales et paramédicales multidisciplinaires, organisé au sein d’un centre hospitalier universitaire (CHU) ou d’une structure hospitalière en lien avec le CHU.
Les équipes CRMIN sont formées et sensibilisées aux difficultés rencontrées par la prise en charge des enfants décédés et de leurs familles touchés par ce décès soudain. Composées d’une équipe multidisciplinaire (médecins, infirmières pédiatriques, auxiliaires de puériculture, psychologues, etc.), elles sont chargées de :
Les CRMIN visent également à traiter toutes les questions liées à la MIN : prévention, information et formation des professionnels de santé et du grand public.
Ils coordonnent leurs actions avec tous les partenaires impliqués dans cette prise en charge (professionnels de santé, services périnataux régionaux spécialisés, unités pédiatriques pour enfants en danger (UAPED), équipes pédiatriques régionales référentes enfance en danger (EPRRED), professionnels de la petite enfance, services d’aide médicale urgente (SAMU), unités mobiles d’urgence et de réanimation (SMUR), pompiers, agences régionales de santé, autorités judiciaires, représentants et services de l’État (préfecture, mairie, police et gendarmerie), entreprises de transport et de services funéraires, associations de soutien aux familles endeuillées, etc.).